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24 mars 2004
Un service optimal commence par une gestion claire des stocks
Patrick Verougstraete, directeur logistique, Sonepar Belgium
Le tout nouveau centre de distribution de Mouscron est le symbole des modernisations entreprises par Cebeo au niveau logistique. Le directeur de la Logistique, Patrick Verougstraete évoque pour nous cet univers entièrement nouveau.
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Patrick Verougstraete: Cebeo a en fait toujours été fort dans le domaine de la logistique. Le système précédent nous permettait déjà de bien servir le client. Mais le nombre de références de marchandises que nous gardons en stock ne fait qu’augmenter et les exigences des clients sont de plus en plus grandes. On doit utiliser un système qui réponde à ces impératifs et qui puisse répondre aux évolutions futures.
Sonepar : Comment abordez-vous ce problème ? P. V. : Au moment où nous concevions l’entrepôt, nous sommes partis du principe que nous devions disposer de la plus grande spécialisation possible au niveau de la réception. C’est là qu’il faut disposer de personnes qui connaissent à fond les produits. Mais le fournisseur a dans ce domaine également un rôle à jouer. Nous nous mettons clairement d’accord avec nos fournisseurs sur la manière dont ils codent leurs articles et sur les différents types d’emballages. Après le scanning des marchandises à la réception, le système indique un emplacement bien précis dans le magasin en fonction du fait qu’il s’agit d’un produit stock ou non stock. Les erreurs de rangement sont à présent écartées grâce à notre nouveau système de scanning. Cette traçabilité doit être respectée jusqu’au niveau du colis et même jusqu’au niveau de la pièce même. Parce que si une erreur se produit à la réception, il y a de grande chance pour que cette erreur se répercute également au niveau du client. Ce qui revient à dire : meilleure est notre collaboration avec nos fournisseurs et plus le client en tire d’avantages.
Sonepar : Quel est le secret derrière un flux de marchandises souple ? P. V. : Nous devons avoir l’œil pour maintenir une gestion des stocks aussi efficace que possible. Notre métier consiste à avoir les bons produits en stock et à rester en harmonie étroite avec le fournisseur. Dans le passé, nous avions des articles en stock que nous achetions en petites quantités trois ou quatre fois par mois. Cela entraînait, il est vrai, de faibles frais de stockage, mais si le client commandait un produit il arrivait souvent que nous devions livrer en plusieurs fois. En fin de compte cela entraînait des coûts logistiques plus importants chez le fournisseur, chez nous et chez le client. Chez le fournisseur, parce qu’il doit préparer des petites livraisons ; chez nous parce que nous devons effectuer un plus grand nombre de réceptions de marchandises et faire plus de petites livraisons ; et enfin chez le client parce que les produits sont livrés en plusieurs fois. Par contre, un service clientèle de meilleure qualité qui assure une livraison complète permet de diminuer les frais tout au long de la chaîne.
Sonepar : Où en est Cebeo à ce niveau ? P. V. : De gros efforts ont été consentis et cela représente encore notre principale préoccupation. Nous avons installé le Supply Chain Scanner Equazion. Celui-ci a analysé les processus afin de voir quels points nécessitaient une amélioration. Que devons-nous garder en stock ? Quelle quantité devons-nous garder en stock afin d’augmenter le degré de service envers le client ? Dès que l’on dispose d’une réponse à ces questions on peut commencer à travailler. De plus, nos quantités commandées doivent concorder avec les conditionnements du fournisseur. Pour un article en stock cela n’a pas de sens d’acheter 100 pièces si une boîte complète compte 120 pièces. Le fournisseur va livrer 100 pièces, mais cela représente beaucoup plus de travail : ouvrir la boîte, compter les pièces. Et le risque d’erreur est certainement beaucoup plus élevé. Avec toutes les conséquences que cela entraîne. L’intégration vers le fournisseur est cruciale et c’est une préoccupation quotidienne.
Sonepar : Quittons un moment le magasin. Les marchandises doivent encore parcourir le chemin qui les sépare du client. P. V. : C’est là bien entendu le trajet le plus important. La traçabilité qui existe dans le magasin doit également se prolonger jusque chez le client. Là où nous pouvions dire avant: “Nous avons livré cinq colis”, nous devons à présent aussi pouvoir dire : “Dans le colis 1 se trouvaient ces articles et autant de pièces, dans le colis 2, ces articles, etc.“ Chaque colis qui quitte le magasin reçoit un numéro unique. Le transporteur doit scanner ce numéro lorsqu’il le livre chez le client. De cette manière, nous sommes à tout moment sûrs à 100% de ce que nous avons livré et quand cela a été livré chez le client. Il s’agit en définitive de pouvoir conserver constamment une vue d’ensemble depuis la réception jusqu’à la livraison des marchandises.
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