Quelle est votre mission en tant que Business Development Manager en génie climatique ?
Michel Reynaerts : « II me revient de « fouiller » en permanence le marché du génie climatique à la recherche de nouvelles possibilités et de nouveaux produits et de les développer. Cebeo veut proposer aux clients des solutions en matière de génie climatique et pas seulement simplement revendre des produits. Mon rôle est de promouvoir le mieux possible ces solutions. Je pense que mon expérience et ma connaissance des produits du secteur du génie climatique représentent à ce niveau des atouts importants. La communication vers le client ne se suffit d'ailleurs pas à elle-même, elle est liée à une assistance et un support technique. Cela se passe en collaboration étroite avec le spécialiste national en génie climatique, André Coppens de Cebeo. Comme vous le voyez, Cebeo œuvre à une véritable stratégie à propos du génie climatique. »
Quelle pourrait être la plus-value du génie climatique pour le professionnel ?
M. R. : "Je vois les choses ainsi : l'installateur qui réalise une installation électrique pour son client final peut relever de manière considérable son chiffre d'affaires en interviewant ce même client sur les opportunités en matière de ventilation, de chauffage ou de traitement de l'air. Et, comme nous l'avons dit, il peut se reposer sur Cebeo pour lui apporter l'assistance nécessaire au niveau des produits et des systèmes. Le génie climatique est donc à ce niveau un marché important et il faut que l'installateur en soit bien conscient."
Quels sont les nouveaux développements en matière de génie climatique ?
M. R. : "II est clair que les systèmes d'énergie renouvelable (SER) permettront de franchir une étape de taille. Concrètement, il s'agit de systèmes qui extraient la chaleur ou l'énergie de la lumière solaire et la transforment en énergie directement utilisable pour l'eau chaude sanitaire ou l'énergie électrique. Ces systèmes demandent un plus grand investissement que les systèmes traditionnels mais la combinaison de primes gouvernementales et la diminution de consommation permettent de l'amortir en seulement 5 à 8 ans. L'avantage financier augmentera la prise de conscience en faveur de ces SER."
Quels systèmes évoquez-vous concrètement?
M. R. : "D'une part il existe des systèmes à cellules photovoltaïques, d'autre part les pompes à chaleur. Ces dernières extraient la chaleur de l'environnement et la transmettent à l'eau chaude sanitaire. La chaleur peut être extraite de l'environnement intérieur ou extérieur, du sol, voire même de l'eau souterraine. Le COF (Coefficient Of Performance) varie entre 3 et 6 en fonction du système. Cela signifie que pour chaque kWh d'énergie requis par le système, celui-ci en récupère entre 3 et 6. Un chauffe-eau à pompe à chaleur de 290 litres d'eau qui fonctionne sur la chaleur d'environnement en espace intérieur permet ainsi d'économiser environ 500 litres de mazout chaque année."