Marie-Christine Coisne-Roquette, Président de Sonepar, était mardi 26 mai 2020 l’invitée de Jean-Pierre Letartre, Président du comité Grand Lille, pour un entretien à distance sur le thème de « l’entreprise familiale face aux crises ».

 

Marie-Christine Coisne-Roquette, Président de Sonepar, était mardi 26 mai 2020 l’invitée de Jean-Pierre Letartre, Président du comité Grand Lille, pour un entretien à distance sur le thème de « l’entreprise familiale face aux crises ».

La discussion s’est ouverte sur une note personnelle, quand M. Letartre a demandé à Mme Coisne-Roquette comment elle avait vécu le confinement. Passé le « choc terrible » des débuts, a-t-elle répondu, « j’ai fait une chose que je ne fais jamais pendant l’année : j’ai fait beaucoup de cuisine. J’avais la chance d’avoir une partie de la famille confinée avec moi et au fond, ça m’occupait, ça me détressait (…) et il paraît que je suis devenue plutôt bonne cuisinière ! »

 

Interrogée sur la façon dont Sonepar a fait face à la crise de la COVID-19, Mme Coisne-Roquette a rappelé l’empreinte internationale du Groupe et salué le fait que dès l’arrivée du virus en Chine, « tout le monde a réagi avec une très grande agilité ». Une première cellule de crise a été mise en place, qui a d’abord dicté des mesures de sécurité pour toute la zone Asie-Pacifique. « Lorsque l’Europe a commencé à être touchée, cette cellule de crise s’est étoffée » et les équipes chinoises ont pu transmettre les protocoles déjà mis en place pour assurer la sécurité du plus grand nombre de filiales possible.

 

Évoquant le pilotage du Groupe pendant la pandémie, Mme Coisne-Roquette a déclaré : « La Direction générale de Sonepar, qui est conduite par Philippe Delpech, a tout de suite vu que nous allions vers une crise majeure et brûlante, et a déterminé, avec beaucoup de simplicité, un cap extrêmement clair pour l’ensemble du Groupe. C’était un cap structurant, (…) clairement énoncé à tous. Il a permis d’organiser les commandes pour l’approvisionnement de chacun des collaborateurs à l’échelle mondiale en masques et en moyens de protection ». Le Président de Sonepar a poursuivi : « [Philippe Delpech] a mis en place, vis-à-vis de l’ensemble des dirigeants opérationnels, un contact hebdomadaire permettant à chacun de relater où il en était, comment il réagissait ».

 

Répondant à M. Letartre qui souhaitait savoir si le mode d’organisation très décentralisé de l’entreprise et son actionnariat familial avaient été un atout dans cette crise, Mme Coisne-Roquette a salué « un actionnariat familial formidablement en sympathie, qui vous pose des questions (…) pour savoir si ça va bien (…), si on peut faire quelque chose. » Voilà, selon elle, la véritable valeur d’une entreprise familiale. Rassurante, elle a ajouté que Sonepar avait déjà entamé son retour à la normale : « Aujourd’hui, si on se prolonge au sortir de cette mauvaise histoire, on a récupéré quasiment 90 % de notre activité sur cette avant-dernière semaine de mai (…) d’une année à l’autre. »

 

Interrogée ensuite sur la digitalisation du Groupe, Mme Coisne-Roquette a déclaré : « Depuis trois ans, nous sommes résolument engagés dans la digitalisation de l’entreprise (…) pour ses process internes, (…) la supply chain et la logistique ». Dans cette crise, « c’est grâce à cette digitalisation qu’un certain nombre de liens clients ont pu être maintenus ou entretenus » et que Sonepar a constaté une augmentation considérable du taux de commandes en ligne.

Jean-Pierre Letartre a demandé à Marie-Christine Coisne-Roquette ce que cette crise allait amener comme transformations pour Sonepar, ce à quoi elle a répondu : « Je considère que nous avions un cœur de modèle qui non seulement ne doit pas être transformé, mais doit être confirmé. Il nous a donné une grande agilité dans la crise, le pouvoir d’initiative local et un vrai cap global ». Sur les leçons à tirer de la période, notamment pour les chefs d’entreprise qui l’écoutent, elle a déclaré qu’au cours des prochaines semaines, il faudrait examiner « ce que chacun dans les pays aura appris ou découvert de nouveau sur nos clients, sur la manière de les servir et de les aider, qui soit des pistes de renforcement de leur fidélité ou d’axes de business avec eux. (…) J’ai toujours cru qu’il fallait être à l’écoute des collaborateurs (…) et des clients (…). Cette crise, c’est vraiment : écouter et observer, tirer des leçons et voir comment on va plus loin, comment on confirme ou comment on change », en fonction de ses faiblesses et de ses points forts.

 

Enfin, Marie-Christine Coisne-Roquette, Président de Sonepar, s’est dite fière du Groupe : « Personne n’était prêt [mais] tout le monde a réagi avec une belle réactivité, je dirais même une très grande agilité », deux qualités indissociables du groupe Sonepar.

 

Pour réécouter l’entretien en intégralité, cliquez ici.

 

À propos du comité Grand Lille

Le comité Grand Lille est un think tank créé en 1993. Il rassemble plus de 300 personnes issues de l’aire urbaine lilloise, mais aussi d’Île-de-France, toutes pionnières dans leur domaine et prêtes à collaborer et à partager leurs réussites avec une ambition commune : voir ce territoire de l’aire urbaine de Lille figurer parmi les métropoles qui compteront demain. Se réunissant tous les deux mois sous forme d’assemblée informelle, le comité est à l’origine d’un certain nombre d’actions d’envergure, telles que la candidature de Lille aux jeux Olympiques ou Lille capitale européenne de la Culture en 2004.

En avril 2020, en pleine crise sanitaire, son Président Jean-Pierre Letartre a décidé de créer un podcast baptisé « Les Cafés de l’Après » pour donner la parole à des experts. Scientifiques, entrepreneurs, sociologues, personnalités politiques, etc. nous disent ainsi comment leur domaine d’activité a réagi à la pandémie et quelle est leur vision du « monde d’après ».

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